Jean-Julien Collette, en double compétition au BSSF avec « Electric Indigo »

Electric indigo, présent dans les compétitions nationale et internationale du Brussels Short Film Festival est le premier opus en solo de Jean-Julien Colette, qui s’est livré à notre petit questionnaire cinéphile.

Crédit photo : Gautier Houba

Il le décrit comme « un film à propos de deux hétérosexuels qui se marient. Ce sont des descendants directs d’hommes libres comme dans Les valseuses qui se disent qu’ils adorent baiser des nanas, n’ont pas envie de se marier avec des nanas mais ont envie d’avoir un enfant. C’est un mariage d’amitié, permis légalement, et ils choisissent leur meilleure copine pour devenir la mère porteuse. » Un film à la frontière de la comédie et du drame, traitant de faits de société, d’éducation et de liberté , qui pousse le tout à l’extrême. « Du coup, j’emporte le spectateur vers des actes qui vont l’étonner. C’est un film qui ne peut pas laisser de marbre.«

1. Le premier film qui t’a marqué : Zombie de Romero.

2. Le film dont tu es le plus fier : È finita la commedia et Electric indigo. Ce sont ceux que j’assume. Celui qui va poser les jalons pour le cinéma que j’ai envie de défendre et mon premier vrai film en solitaire.

3. Le film que tu n’arrêtes pas de citer : Limbo de John Sayles (1999).

4. Le film qui te rend heureux même quand dans ta vie il fait froid : Almost famous.

5. Un film pour dormir : Un bon porno. Un truc amateur, pas avec des blondes peroxydées. À la limite, un truc que j’aurais fait moi-même.

6. Ta série du moment : House of cards

Stoemp rock, Clotilde Delcommune, BSFF, Jean Julien Colette, ITV

7. L’intégrale que tu emporterais sur une île déserte : Expédition Adam 84. Une série tchécoslovaque qu’on a vu dans Chocolat chaud dans les années 80 et qui est géniale.

8. Un réalisateur tue l’amour : Haneke.

9. Le classique inconnu de tous : Wings of fame (1989).

10. Celui qui te fait vibrer dans ton slip : C’est une question sournoise : les actrices ne me font pas bander. Quelqu’un qui pour moi a une aura très sexuelle, c’est Jeff Bridges (dans les années 80) ou Viggo Mortensen, qui véhiculent de la sexualité féline.

11. Ton acteur/-trice préféré(e) : Il y en a tellement qui sont bons ! Pour moi, c’est ceux qui parviennent à interpréter des rôles différents : Kevin SpaceyJulianne Moore ou encore Philip Seymour Hoffman.

12. L’acteur/-trice qui te fait douter de ta sexualité : Aucun.

13. Ce qui t’a coûté le plus cher dans le ciné : C’est de me rendre compte, au-delà de l’ambition de faire des grands films, quelle est  ma voix, ma couleur personnelle.

14. L’extrait à passer à ton enterrement : La dernière scène de Lantana (2003).

15. Ton muet (ou/et film en noir et blanc) préféré : Si je fais du cinéma, c’est parce que c’est du cinéma sonore. C’est une forme d’art. Moi, je fais des films sonores et visuels. Si je regarde du cinéma muet, c’est comme une peinture, ce n’est pas une fin en soi, c’est une influence lointaine. La musique m’influence plus que le cinéma muet.

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16. Ton guilty pleasure : The MMA ultimate fighting.

17. Un blockbuster : Retour vers le futur.

18. Qui mériterait d’être envoyé à Guantanamo ? Les quarante familles les plus riches de n’importe quel pays qui savaient que la crise arrivait et se sont enrichies.

19. Le film dont la bande-son à elle seule vaut le détour : Tous les films de Peter Greenaway.

20. Un film qui en met plein la vue : Cloud Atlas.

21. Le genre qui mérite son revival : Le cliffhanger.

22. Un film fétiche que tu ne veux pas que les autres connaissent, mais que tu vas quand même partager avec nous : The Stunt man (1980).

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Texte paru initialement dans Feever.